4e mois de grossesse : 13 à 16 SA, symptômes, bébé et démarches à ne pas oublier
Le 4e mois de grossesse marque souvent une période plus confortable. Les nausées s’apaisent chez beaucoup de femmes, le ventre s’arrondit, la fatigue recule parfois et les premiers mouvements du bébé peuvent se faire sentir. C’est aussi un mois très concret pour le suivi, avec des rendez-vous, des examens et quelques démarches à ne pas laisser de côté.
Se repérer dans le calendrier : SA, SG et début du 2e trimestre
Le 4e mois de grossesse prête parfois à confusion, car les professionnels parlent souvent en semaines d’aménorrhée (SA), tandis que les futures mères raisonnent plus naturellement en mois ou en semaines de grossesse, dites SG.

Les semaines d’aménorrhée se comptent à partir du premier jour des dernières règles. Les semaines de grossesse commencent environ deux semaines plus tard, au moment estimé de la fécondation. C’est pour cela qu’un même stade peut être formulé de deux façons différentes.
| Repère | Ce que cela signifie | À retenir |
|---|---|---|
| 13 à 16 SA | Période souvent associée au 4e mois de grossesse | Entrée dans le 2e trimestre |
| Environ 11 à 14 SG | Âge réel approximatif de la grossesse | Deux semaines de moins que les SA |
| Après 12 SA | Le risque de fausse couche diminue significativement | Un repère rassurant, sans remplacer le suivi |
| Vers la 16e semaine | Premiers mouvements parfois perceptibles | Plus fréquent lors d’une grossesse suivante |
Ces repères restent généraux. Selon la date de conception, la durée des cycles ou la méthode de datation retenue à la première échographie, votre professionnel de santé peut utiliser un calendrier légèrement différent. Le plus important est de suivre le terme indiqué dans votre dossier de grossesse.
Ce qui change dans le corps au 4e mois de grossesse
Des symptômes du 1er trimestre qui s’atténuent souvent
Pour beaucoup de futures mères, le 4e mois apporte un soulagement. La fatigue peut diminuer, les nausées devenir moins présentes et l’appétit revenir progressivement. Cette amélioration tient à l’adaptation du corps aux hormones de grossesse et au passage dans le 2e trimestre, une phase souvent plus stable.

Cela ne veut pas dire que toutes les femmes se sentent soudainement en pleine forme. Certaines nausées persistent, la fatigue reste importante, surtout en cas d’anémie, de sommeil perturbé, de charge professionnelle ou de grossesse multiple. Si l’épuisement devient inhabituel ou gêne fortement le quotidien, il vaut mieux en parler lors de la consultation mensuelle.
Ventre, ligaments, digestion : les sensations normales
À ce stade, l’utérus prend plus de place et le ventre commence souvent à se voir. Des tiraillements dans le bas-ventre ou sur les côtés peuvent apparaître. Ils sont fréquemment liés aux ligaments qui s’étirent pour accompagner la croissance de l’utérus. Ces douleurs sont généralement brèves, modérées et variables selon les mouvements.
D’autres inconforts peuvent accompagner ce mois : constipation, remontées acides, essoufflement léger à l’effort, seins sensibles, gencives plus fragiles ou petits saignements au brossage. Les hormones de grossesse peuvent favoriser les gingivites ; une hygiène bucco-dentaire soignée et un avis dentaire en cas de gêne sont donc utiles.
Le plus utile est d’observer la fréquence, l’intensité et le contexte des douleurs. Une gêne légère après une longue marche, qui cède au repos, n’a pas la même portée qu’une douleur qui revient par vagues, s’intensifie et s’accompagne de saignements. Noter le moment, la durée, ce qui soulage et ce qui aggrave aide à donner des repères clairs à la sage-femme ou au médecin.
Le bébé au 4e mois : croissance, mouvements et perceptions
Au 4e mois de grossesse, le fœtus poursuit une croissance rapide. Ses organes continuent de se structurer, ses membres s’allongent, ses articulations deviennent plus mobiles et ses mouvements se coordonnent davantage. Même si vous ne les sentez pas encore forcément, il bouge déjà dans le liquide amniotique.
Les premiers mouvements fœtaux peuvent être perçus vers la 16e semaine chez certaines femmes, parfois sous forme de bulles, de petits frôlements ou de battements très légers. Lors d’une première grossesse, il est fréquent de ne rien sentir avant plusieurs semaines, car ces sensations sont nouvelles et faciles à confondre avec la digestion. Lors d’une deuxième grossesse ou plus, elles sont souvent reconnues plus tôt.
Ne pas sentir son bébé bouger au 4e mois n’est donc pas forcément inquiétant. À ce stade, la taille du bébé, la position du placenta, la morphologie de la mère et l’attention portée aux sensations jouent beaucoup. Les mouvements deviennent généralement plus nets au fil du 2e trimestre.
Ce mois installe aussi un changement émotionnel. Le bébé devient moins abstrait, le ventre s’arrondit, les rendez-vous médicaux se rapprochent et l’entourage pose davantage de questions. Il est normal d’alterner entre joie, impatience, inquiétude et besoin de se protéger. La grossesse n’est pas seulement une évolution physique, c’est aussi une adaptation psychique progressive.
Consultations, examens et prévention à prévoir
Le suivi mensuel débute à ce stade
À partir du 4e mois de grossesse, le suivi médical devient mensuel. La consultation prénatale permet de vérifier le bon déroulement de la grossesse et d’aborder les symptômes, les antécédents, le moral, l’alimentation, le travail ou les questions pratiques. Elle peut être réalisée par une sage-femme, un médecin généraliste, un gynécologue ou un obstétricien selon votre situation.
Ce rendez-vous comprend généralement une surveillance du poids, de la tension artérielle, des urines et, selon le terme, de la hauteur utérine. Des examens sanguins peuvent être prescrits ou renouvelés. Si la sérologie toxoplasmose est négative, des contrôles sanguins mensuels sont habituellement nécessaires. Pour la rubéole, Ameli mentionne un contrôle sanguin à la 20e semaine d’aménorrhée si la sérologie est négative.
L’échographie du 2e trimestre se prépare déjà
L’échographie morphologique du 2e trimestre n’a pas toujours lieu pendant le 4e mois, mais elle se programme à cette période. Elle est généralement prévue entre 20 et 25 SA. Elle permet d’observer la croissance du bébé, sa morphologie, la quantité de liquide amniotique et la position du placenta.
Cette échographie est un moment attendu, mais parfois stressant. Il est utile de noter vos questions avant le rendez-vous : datation, mouvements, placenta, croissance, sexe du bébé si vous souhaitez le connaître. L’échographie du 2e trimestre est prise en charge à 70 % par l’Assurance Maladie, selon les modalités habituelles de remboursement.
Vaccination et prévention : à personnaliser avec le professionnel
La prévention fait partie du suivi de grossesse. La vaccination contre la coqueluche est recommandée pendant le 2e trimestre, avec une période privilégiée entre 20 et 36 semaines d’aménorrhée selon Ameli. L’objectif est de protéger le nouveau-né dans ses premières semaines de vie, avant qu’il ne puisse être pleinement vacciné.
D’autres mesures peuvent être discutées selon la saison, votre état de santé, vos antécédents et votre exposition professionnelle ou familiale. Le plus important est de ne pas décider seule d’interrompre, de commencer ou de refuser un traitement ou un vaccin sans avis médical personnalisé.
Démarches administratives et signaux à ne pas laisser passer
La déclaration de grossesse : une date limite à respecter
La déclaration de grossesse doit être faite avant la fin de la 14e semaine d’aménorrhée. Elle permet l’ouverture des droits auprès de l’Assurance Maladie et de la CAF, ainsi que la bonne prise en charge du suivi. Si elle n’a pas encore été réalisée, le 4e mois est le moment de vérifier ce point sans attendre.
Selon les professionnels, la déclaration peut être transmise directement en ligne ou remise sous format papier. Pensez aussi à informer votre mutuelle, à vous renseigner sur les modalités de congé maternité et, lorsque vous vous sentez prête, à anticiper l’organisation avec l’employeur. L’annonce au travail n’a pas toujours la même urgence que les formalités de santé, mais elle peut faciliter l’aménagement du quotidien si la fatigue ou les trajets deviennent difficiles.
Quand consulter rapidement ?
La plupart des sensations du 4e mois sont bénignes, mais certains signes nécessitent un avis médical rapide. Il faut consulter sans attendre en cas de saignements, perte de liquide, douleur abdominale intense ou persistante, fièvre, malaise, vomissements importants, brûlures urinaires, maux de tête inhabituels, troubles visuels, gonflement brutal du visage ou des mains, ou impression nette que quelque chose ne va pas.
En cas de grossesse multiple, d’antécédents obstétricaux, de maladie chronique, de parcours de PMA ou de grossesse considérée comme à risque, les seuils de vigilance peuvent être différents. Le bon réflexe reste simple : si un symptôme vous inquiète, contactez votre sage-femme, votre médecin, la maternité ou le service d’urgence indiqué dans votre dossier. Mieux vaut un avis rassurant qu’une inquiétude gardée trop longtemps.
À retenir ce mois-ci : déclaration de grossesse à vérifier, rendez-vous prénatal à programmer, analyses prescrites à réaliser, échographie du 2e trimestre à anticiper entre 20 et 25 SA, et signes d’alerte à surveiller sans attendre.
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